LECTURE PUBLIQUE

de

LA QUÊTE DU DÉTACHEMENT

TABLEAU 1

Normand

Pourquoi souffrons-nous ? Comment se fait-il que notre âme n'ait pas de prime abord la connaissance pour entrer dans l'expérience de la plénitude ?

Catherine

Lorsque je suis aveuglée par mes énergies émotives, je ne comprends pas les clés qui construisent la vibration de mon âme. Pour comprendre ces clés et les maîtriser, je dois ouvrir ma conscience.

Normand et Catherine
Et lorsque la conscience s'ouvre, nous voyons une autre réalité.

Catherine

Le désir désaxe le mental et mène l'être dans la course vertigineuse du gain. Désirer quelque chose, n'est-ce pas le contraire du bien-être ? Le désir est insatiable et, pour ainsi dire, il est le gouffre de l'humanité, son abîme le plus profond.

Normand

Il est difficile de concevoir que le désir vient d'ailleurs quand on a l'impression de le ressentir au plus profond de nos tripes. Constater que le désir ne vient pas d'en dedans m'a créer un choc, un tourment au début, puisque c'est la preuve qu'il n'y a rien de vraiment personnel qui circule en nous. La faiblesse n'est donc pas dans la chair, mais dans le désir lui-même.

Catherine
L'ego est comme l'enfant qui est impressionné par les artifices de la fête, mais il ne sait pas ce qui est vraiment célébré. Il mange du gâteau, il tourne dans les manèges puis il a mal au cœur. Ce vertige est notre version du bonheur, cette existence de rêve que nous croyons être la réalité, puisque c'est la seule que nous pouvons voir. La quête du bonheur se résume à ceci : ne pas se préoccuper de la graine mais de la récolte. Pourtant, tout arrive toujours quand on se détache, c'est-à-dire quand on ne désire plus la récolte.

Normand

Tout sur terre est tentation pour l'ego. C'est-à-dire se mettre à croire que nous allons être sauvés... l'être ne veut pas devenir totalement responsable de lui-même. Pourquoi?

Catherine

Le désir l'affaiblit. Il en vient alors à mendier l'amour. Puis il ne donne plus rien de lui. La société de consommation de masse émousse mes désirs humains afin de pouvoir se garantir une croissance économique sans fin, alors qu'elle est incapable de reconnaître l'aspect évolutif de ma conscience. Les vies humaines sont le prix à payer pour comprendre le réel.

Normand

Comment les gens en arrivent à saper sans pitié leurs énergies vitales, sans se rendre compte que ce mensonge affaiblit notre monde toujours plus? Au nom de qui devons-nous absolument créer des besoins qui apparemment sauvegardent la croissance de l'économie? Qui bénéficie de notre sang et de notre énergie derrière les marges de profit?

Catherine
De toute évidence, ce n'est pas nous !

Normand
Le fait de désirer avoir une maison, avoir un emploi dans notre société fait paraître normal, ... Toutes les âmes n'ont pas besoin de vivre l'expérience d'avoir un emploi stable, d'être propriétaire ou de devenir riche !

Catherine

Les choses ne peuvent pas se transformer sans une réforme profonde de l'individu. Les gens ne prennent pas le temps de rétablir le contact avec la totalité d'eux-mêmes parce que ce travail n'est ni valorisé ni reconnu dans notre monde. Il semble qu'une conspiration pousse les humains à revendiquer leurs moindres efforts au point que personne ne veut plus donner de lui-même à moins d'être reconnu par les autres.

Normand

Nous sommes à l'heure désagréable de semer les graines d'une conscience plus grande et ce travail ne paraît pas.

Catherine

Pourtant, c'est bien à travers la conscience que chacun peut trouver son identité réelle, celle qui nous relie, malgré toutes les différences apparentes, à l'origine universelle de notre sang.


TABLEAU 2

 

Normand

Le désir... la porte d'entrée de son désert, nécessité initiatique. On n'a pu mieux choisir pour forcer l'humain à vivre son destin que de tenter un certain diable intérieur. Ce diable n'étant rien d'autre que le mouvement du pendule qui nous mène du désir à la peur, de la peur au désir. Le diable, c'est le fait de croire que la vérité se trouve d'un côté du pendule. Le diable, c'est croire qu'on a le pouvoir sur son destin, que l'on peut dominer le monde parce qu'on possède cette vérité. Le diable, c'est l'illusion de croire que cette vérité nous donne la certitude, et que cette réponse est notre salut. On se croit sauvé, au-dessus de nos affaires, jusqu'à ce que la vie, qui est le mouvement du pendule, nous conduise vers l'autre bout du balancier. Alors on devient confus, quelque chose nous échappe; les rennes de notre destinée n'étaient donc pas entre nos mains?)

Catherine

Désir et peur, peur et désir, désir et peur... Le désir engendre la peur, la peur engendre le désir. Est-ce que l'humain désire avant d'avoir peur ou bien il désire parce qu'il a peur? Peu importe la conclusion, il demeure que l'exploration des désirs et des peurs nous mène à saisir qu'au centre du pendule se trouve la clé de la liberté permanente. Le désir fait contrepoids à la peur. Tantôt l'un tantôt l'autre aliènent l'individu, car ces émotions l'attachent à l'espoir d'être sauvé. Plus il s'attache, plus il désire, et plus il désire, plus il a peur; peur qu'on lui enlève ce qu'il souhaite. Parvenir à ne plus subir le mouvement du pendule permet de rester neutre en toutes circonstances. Dans cette intemporalité, il n'y a pas de vérité, pas de mensonge, pas de salut, pas de joie et pas de peine. Le désir et la peur ne sont pas des attitudes justes.

Normand

Les gens ne savent pas comment parler des forces invisibles et puissantes de l'humain parce qu'ils ne sont pas sortis des peurs de l'inconscient collectif. Quand un être sort du troupeau, il n'a pas d'autres choix que de développer sa force intérieure. À travers l'exercice de se détacher, il exorcise ses peurs et ses désirs.


TABLEAU 3

 

Catherine

Le destin, c'est le parcours obligé sur lequel l'être apprend à ne plus subir les effets du désir, à ne plus corrompre sa conscience.

Normand
L'être est continuellement testé par le destin.

Catherine

La plupart du temps, nous cherchons notre salut ailleurs qu'en notre destin. Nous cherchons le coupable ou la bouée de sauvetage, nous souhaitons être allumé par un projet, par un spectacle, par une femme ou par un homme, même par l'ambition de devenir dieu ou un élu; toutes les formes de manipulations sont permises pour se faire croire que nous serons enfin sauvés, enfin heureux.

Normand

Quand la vie m'a a assez chaviré, je n'ai plus cherché ni à gagner ni à perdre... Je n'ai plus le goût de rien, même pas celui de l'amertume. Je me sens en deuil profond du désir. Je sais..., il n'y a qu'une chose à faire : attendre qu'autre chose que le désir m'allume de vitalité.

Catherine

Mais nous ne savons pas attendre cette étincelle, parce qu'à ce moment-là, la vie est plate. Tant que l'être a de l'espoir, il recommence dans les mêmes termes le contrat qu'il a signé avec l'adversité. Lorsqu'il commence à réaliser qu'on se moque de lui, il se voit abusé. Il devient frustré puis il considère l'espoir comme de la naïveté. De la frustration, il n'y a qu'un pas pour qu'il s'écrase ou pour qu'il se fâche.


Désirer, c'est donc aussi porter le germe de la colère qui préserve la capacité d'avoir de l'amour pour soi. En d'autres termes, l'être manque de quelque chose mais il a également la possibilité de trouver l'agressivité, la force intérieure pour ne plus qu'on le vide, pour qu'on ne lui marche plus sur les pieds, qu'on ne se joue plus de sa raison. Cette colère est indispensable, malgré qu'elle ne soit pas un don que l'on recherche car elle exige le déploiement d'une grande dose d'énergie.


L'être entretenu dans la naïveté et l'espoir en est souvent dépourvu, car il vend son âme en échange de quoi on s'occupe de penser et même d'agir à sa place. Pour mettre fin à ce chantage, pour casser le lien avec le mensonge, il se fâche.


La colère qu'il délivre alors est sans contrôle, ce qui a toujours été sa grande peur. Et les gens disent qu'ils ne le reconnaissent pas, manipulation qui a pour but de plonger celui qui se fâche dans la culpabilité de ses revendications. Il peut encore abdiquer. S'il continue de se tenir debout, alors il permet à ses énergies dispersées et récupérées par les autres, de redescendre vers lui. Ce choc lui redonne de la vitalité. Il ne désire plus, il agit selon ce qu'il doit accomplir pour se rendre grâce. Cesser de désirer n'est donc pas cesser d'agir mais rapatrier ses énergies pour que tout son être se dirige à la même place. Il n'y a pas de division dans un tel individu. C'est la base de l'amour de soi.


TABLEAU 4

 

Normand

Marche par marche, on descend aux enfers et marche par marche, on en remonte. Nombreux se demandent si on peut éviter de descendre dans le gouffre si on fait attention et si on apprend des expériences des autres. Non. L'âme est faite pour reprendre possession d'elle-même. Et pour y parvenir elle doit se rendre compte d'elle-même.

Catherine

C'est pourquoi nous sommes appelés à élaborer une conscience individuelle capable de rendre à l'âme son autonomie, son autorité. Et justement l'être apprend à individualiser sa conscience, à partir d'un gouffre nommé désir. Nous avons tous un pied dedans, sinon les deux.

Normand
De l'ouverture de la conscience naît toujours une attitude plus avisée devant le réel.

Catherine

C'est alors que l'être fait un avec son destin, c'est-à-dire que ses demandes correspondent exactement à ce qu'il doit accomplir. L'être humain a le contrôle absolu mais les commandes se trouvent au cœur même de cette conscience. C'est pourquoi il est si important de prendre le temps de la développer.

Normand

Cette conscience est le chas de l'aiguille par où peut passer la lumière dans un être et par où il peut commander les pensées, clés de la création.

Catherine
La conscience est un grand projet et chaque individu a le privilège d'y participer à son rythme.

Normand

C'est la spiritualisation qui a ôté à l'humanité les rennes de sa destinée, c'est-à-dire la responsabilité de son état de conscience. Lorsqu'on dit à un être ce qui est bien et ce qui est mal, il lui devient difficile de rester à l'écoute de sa propre conscience et de voir dans quel état elle se trouve. À long terme, l'être doute qu'il puisse faire quelque chose par et pour lui-même. Alors, il croit en Dieu. Il croit en un monde meilleur à venir. On lui a promis. Il attend et prend cette patience pour de la sagesse. Il fait quelques examens de conscience puisque c'est à la mode, mais il ne va pas dans l'acte de remettre à sa place tout être qui le dépossède de ses énergies vitales, incluant Dieu. Il ne s'exerce pas réellement dans la pratique à rester dans ses énergies; il continue plutôt d'envahir les autres pour leur quêter de l'amour, de la reconnaissance, un espoir, un salut. Et s'il n'examine pas par lui-même sa conscience, alors la société, l'église, l'état, le fisc, le patron, le conjoint s'en chargeront. Mais que peuvent les autorités, les autres devant le gouffre d'un individu profondément désillusionné par le mensonge? Qui garde la clé de sa conscience et la possède ? Être dépossédé de sa conscience, c'est ça qui entretient le mystère de la vie sur terre. C'est ça qui tue les gens, les croyants, les exploiteurs et les désabusés.


Depuis la chute de l'Église, l'État s'est chargé de combler les âmes laissées à elles-mêmes, de la création d'emplois au développement de centres pour tout genre de problèmes humains. Mais cette générosité empêche le peuple d'intégrer la plus puissante source d'énergie vitale qui lui donne son autonomie, sur une base individuelle : l'amour. L'histoire ne nous apprend donc encore et toujours qu'une seule chose : comment continuer d'aimer au-delà de toute expérience.


Pour se retrouver, il y a deux voies possibles. Celle de la quête ou celle de la plénitude. La quête est un marché très lucratif. Tout ce que l'être n'a pas, le marché peut l'offrir. C'est la loi de l'offre et de la demande. Ce marché garde les gens toujours en manque de quelque chose. Mais qu'advient-il du marché si l'être trouve la paix, si ses énergies sont à la bonne place? L'être ne pense plus parce qu'il ne souffre plus de division, alors il se crée moins de besoins. Le marché s'écroule...


Rien n'est parfait. Et pourtant cette quête de la perfection alimente les civilisations humaines depuis toujours. Tout le combat se trouve là dans cette course au bonheur, au monde parfait. Et à force de constater que la perfection ne dure jamais à travers ce que l'on crée, l'être en vient à se désillusionner ou bien à s'acharner davantage pour perpétuer cette illusion. C'est à ce jeu que nous jouons dans la société de consommation. On crée l'image de la perfection, le culte de la beauté. Mais perfection, dans ce jeu-là, signifie attirer l'attention, être reconnu ou être aimé pour devenir rentable ou simplement justifier son poste, son existence. Et pour y arriver, la compétition, féroce ou sournoise, est inévitable.


Il est normal de participer aux activités de sa communauté, mais pas au prix d'y laisser ses énergies vitales et de faire dérailler les wagons de son autonomie intérieure. Sans autonomie l'être n'a plus la capacité de reconnaître où il doit mettre personnellement ses énergies afin de s'enrichir réellement.

Catherine

Oui mais, c'est très difficile dans la société actuelle d'assumer son destin parce qu'on insiste pour nous vendre des modèles parfaits.

Normand

Pourtant mettre l'attention sur ces modèles empêche l'individu de se regarder et de se reconnaître réellement. Il en vient à croire que si ce qu'il fait ne correspond pas au modèle qu'on lui a présenté, il n'est pas compétent, il ne mérite pas le bonheur.

Catherine

On ne peut mieux s'y prendre pour saboter une société en faisant à l'individu un chantage avec la croyance magique de la perfection.

Normand
Être parfait n'ouvre pas obligatoirement toutes les portes du paradis.

Catherine
Mais les systèmes de l'économie de marché sont ainsi faits qu'ils sélectionnent et approuvent seulement les stéréotypes du succès, comme s'il n'y avait qu'une manière de réussir.

Normand

C'est voulu. Ces déviations de la réalité programment notre économie pour susciter le manque plutôt que de promouvoir le sens de la responsabilité de l'individu face à sa propre estime de lui-même, en fonction de son expression propre.

Catherine
Pour devenir responsable, est-ce nécessaire de devenir conscient de soi ?...

Normand

Pour avoir la force d'assumer ce pour quoi nous sommes faits, oui. Personne n'est mieux placé que soi pour le ressentir, pour le savoir et pour l'accomplir. Beaucoup de gens savent ce qu'ils ont à faire, mais ils ne parviennent pas se tenir debout sur les rails de leur destin parce qu'ils recherchent d'abord l'approbation des autres.

Catherine

Moi, la plus grande difficulté que j'ai pour assumer mon destin, ce n'est pas de trouver comment l'accomplir, mais de me reconnaître en tant que porte-voix de mon destin particulier, seule et debout, malgré les réactions des autres.


TABLEAU 5

 

Catherine

Ce n'est pas mon style de vie ni mes créations qui doivent être parfaits, c'est ma conscience. C'est pour la parfaire que chaque individu a un destin spécifique. Ainsi, la vie est parfaite dans la mesure où ma conscience est parfaitement ajustée pour s'en apercevoir.

Normand

La conscience évolue sans cesse, ce qui nous permet de nous renouveler et de rester créatif. Plus la conscience capte de lumière, plus il y a d'essence dans nos créations. Ainsi, le but ultime de l'évolution de la conscience consiste à développer la faculté de fabriquer de la vie, d'insuffler le rayon de lumière à tout ce monde matériel.

Catherine
Tout est habité par l'essence de vie. C'est ainsi que nous tous avons la possibilité de créer l'abondance sur terre, en nourrissant d'effluves fondamentales tout ce que nous touchons, tout ce que nous regardons, tout ce que nous goûtons. C'est à chaque individu de donner du sang neuf à sa société et non d'attendre continuellement les retours de vagues usées par le désir collectif d'être sauvé.

Normand

Donc, ni la science ni les religions n'ont la capacité d'abolir le mystère dans nos consciences ni de nous rendre le plein pouvoir de nos énergies. Il nous appartient à chacun de sortir la pensée créatrice de notre prison mentale.

Catherine

Plus mon mental est calme, moins il crée d'inutile. Ce que je crée est alors régénérant, c'est-à-dire que ma création contient la dose juste d'énergies pour mes besoins et ceux des autres. Alors je ne cherche pas d'abord la rentabilité mais la vitalité, je ne cherche pas la gloire mais la stabilisation de mes énergies, je ne cherche pas la reconnaissance mais la plénitude, je ne cherche pas le pouvoir puisque j'en suis le détenteur absolu pour moi-même. Pour tout cela, je sais quand agir et quand m'arrêter.

Normand

Créer, c'est réellement oser être soi-même. Mais, créer et se détacher de ce que l'on crée, c'est devenir maître absolu de ses énergies. Se détacher de ce que l'on crée...

Catherine

Aujourd'hui, toutes nos créations sont devenues monnayables, non pas parce nous sommes dépendants de l'argent, mais parce que nous ne comprenons pas les mécanismes de la réalité et de la fiction. Pourquoi?

Normand
Parce que nous ne savons pas à quoi la vie veut en venir.

Catherine

Mais dans notre conscience lavée par l'économie de marché, créer, c'est fabriquer et fabriquer, c'est rentabiliser. Ce n'est pas l'attitude juste que nous développons, mais la corruption que nous imprimons toujours plus foncé dans notre conscience.

Normand

La quête du détachement est un dégagement profond face au mystère de la vie. Elle signifie que j'ai réellement transcendé l'aspect fictif de la réalité et l'aspect réel de la fiction. Elle me rend simplement à ma profonde capacité d'aimer dans tout ce que je crée.


TABLEAU 6

 

Normand

La terre n'a jamais porté autant de gens qui s'éveillent devant leurs possibilités, qui s'émerveillent devant leur côté sacré. Chacun peut devenir pour et par lui-même la parole du Tout-Puissant. Si la naissance de nombreux maîtres de l'énergie s'accroît, c'est qu'il est donc permis de révéler les clés de cette maîtrise à un nombre plus vaste. Tout cela pour nous montrer qu'il n'y a pas d'Élus. Il y a simplement une race qui se construit une conscience.

Catherine

La connaissance de la tradition contient la sagesse qui permet de cultiver l'essence de vie dans notre royaume terrestre, mais elle doit être intégrée de manière individuelle. Ainsi, le sens du sacré reflète la capacité de l'humain à respecter l'environnement mais il ne le sort pas de sa misère tant que l'idée d'un être supérieur fait ombrage à sa conscience créative individuelle.

Normand

En abolissant dans notre conscience le désir de monopole de la science et de la tradition, nous sommes conduit à ouvrir nos yeux pour assumer par nous-mêmes les énergies cosmiques et apprendre à les maîtriser.

Catherine

Une science qui anéantit l'aspect sacré, qui aseptise l'essence de tout produit ne comprend pas les lois de l'énergie planétaire et met le monde en péril.

Normand et Catherine

Tous ceux qui gardent le monopole des sphères de connaissances de la science ou de la tradition, tacitement ou non, affaiblissent l'humanité.

Catherine

Mettre l'individu face à lui-même, c'est la seule façon de changer le monde, non dans les principes mais bien dans les faits.

Normand

Il n'est plus question d'aller aux Indes pour prétendre se rencontrer dans un «ashram» ou simplement de parler à un Dalaï Lama pour se sentir plus sage. Il s'agit d'apprendre à incarner la totalité de ses énergies, à devenir maître du feu dans son milieu de vie personnel et professionnel, dans le brouhaha de la vie moderne à l'intérieur de soi, sans modèle. Et c'est là, la clé d'un changement réel face à nos habitudes de consommateurs sans conscience. Ce sont les nouvelles bases d'une société en plein éveil face à ses capacités d'amour et devant la réalisation de son dessein réel, celui de bâtir une conscience capable de devenir le temple de la perfection.

Catherine

Ceux qui reçoivent des révélations sacrées de nos jours sont des gens simples et ouverts de cœur et de conscience, peu importe leur niveau d'éducation, leur statut social.

Normand
Se détacher de la quête rend l'humanité libre de son rôle d'itinérante de l'univers et lui permet de couper une fois pour toutes le cordon de sa misère. Pour toucher à cette liberté, chacun doit ouvrir le cœur et les yeux pour constater en toute humilité et sagesse que la terre est un vaste laboratoire où chacun est libre d'étudier sa conscience. Comprendre ce destin commun est une preuve d'amour profond à l'endroit de l'humanité.

Catherine

Du fait qu'un seul individu se laisse vivre son destin, pour en découvrir l'équilibre au centre, une réforme peut commencer à s'implanter sur la conscience planétaire. C'est dans cette mesure que l'individu peut affirmer qu'il change réellement le monde.

Normand

Un par un, les êtres s'illuminent, comme une étoile au firmament. Un à un, les êtres se transforment par amour pour eux-mêmes.

Catherine

Les individus apprennent à traverser le mur qui les sépare de leur nature lumineuse pour éventuellement apporter ce rayonnement à l'humanité.

Normand
Et c'est en cela que réside toute l'importance d'un seul individu.

Catherine
Et c'est en cela que réside toute l'importance d'un seul individu.

                                                                                                                                                                                                             FIN

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